Je sens des racines qui vont loin
dans la terre
Et des mots qui montent loin
au-dessus des nuages.




J'écoute : battre mon coeur.
Je regarde : battre le vôtre.
Je lis : dans vos pensées.
Je joue : quitte ou double et me joue de moi.
Je mange : des yeux.
Je bois : le calice jusqu'à la lie.
Je cite : à la barre mes vieux démons.
Je pense : jamais à mal mais parfois mal.
Je rêve : d'un impossible.
(mis à jour mercredi 22 novembre 2006 à 02:16)

03/02/2007

03/02/07 - 23:22

Immaculées conceptions

Discuter, radoter, ruminer, monologuer. Repassons-nous encore une fois le film de notre relation. Monologuer, ruminer, radoter, discuter. Rembobinons une dernière fois la K7 - vierge, Ksuce belli de nos incompréhensions. Ruminer, radoter, monologuer, discuter. Trop plein de bons sentiments qui nous colle(nt) à la peau. J'me vide.

Bande magnétique pour écran noir : car c'est bien là que tout commence et que tout finit, n'est-ce pas ? Obscénité incontrôlée, avoir envie. De toi. DVD dévidé de toute sentimentalité. Amour en veille : trop tôt ! Trop tard aussi : si rien n'est venu, rien ne viendra. Si moi, moi je viendrai. Encore un peu d'effort. J'me vide.

Plaisirs sucrés pour note salée. Repas froid pour nuits chaudes. Petit goûter, égoutté, dérouté, délavé !! Dégoûté ? Ca jamais ! L'égout et les couleurs ne se discutent pas. Quelques gouttes de plaisir sur la tarte satin : criminel ! Ca ferait tâche. Piste blanche à jamais apurée, épurée : silence, on tourne, en rond. Honte sur moi, j'me vide.

Et maintenant, le rideau tombe sur l'acte final : une douche, froide, brûlante, longue et solitaire. Derrière le caoutchouc transparent de nos rêves inassouvis, j'attends mon heur(e) et me meurs au goutte à goutte. L'affection sous perfusion... Ainsi font, font, font, petits siphons, siphons chéris, qui reçoivent ma semence et avalent sans broncher mes péchés. Trois petites gouttes et puis s'en vont. J'me vide.

J'essuie au kleenex puisque je me mouche au sopalin. Trois petites gouttes en musique ont plié boutique au creux du souvenir. C'en est fini de ce carnage, elles tournent la page et vont s'endormir. Pourtant, tu es ma seule peluche, mon doudou, au milieu de ce grand lit propre. Lui aussi se vide.

Alors reparlons-en. Encore. Encore. Encore. Encore. Redis-le moi. Plus vite. Plus vite. Plus vite. Stop.
Pause. Demi-pause.
Soupir. Soupir. Soupir.
Silence...



Stop, le fil(m) de notre relation, consommée, consumée : ouvert ? fermé ? Mon mur d'intolérance. Allez : Ejact !!

commentaires

04/02/07 - 00:24

De l'art

04/02/07 - 01:24

C'est beau, et je n'ai rien d'autre à dire. C'est beau !

04/02/07 - 07:10

3 petites gouttes versées comme trois petites larmes sur un amour stéril, Ejaculée contraception....

04/02/07 - 09:33

Filiation du dêpot Sacré: ( lecture accélérée de la Chute au nouveau testament)

Après la création d'Eve, Dieu avait accordé à Adam une “bénédiction “ porteuse d'une faculté permettant à l'homme de se reproduire dans la sainteté et la pureté ; cette “bénédiction” fut retirée à Adam à cause de l'usage qu'il fit du fruit défendu, le Seigneur passa derrière Adam lorsque celui-ci quitta sa colline pour rejoindre Eve et lui retira quelque chose ; et il semble que le Salut du monde devait sortir de ce que Dieu avait repris à Adam.

[D’Adam à Abraham]
Le premier ange vint annoncer au patriarche que Dieu voulait susciter dans sa descendance une vierge immaculée, sans péché, destinée à enfanter le Sauveur. Mais que lui-même, Abraham, devait recevoir ce qu'Adam avait perdu par le péché.

[D’Isaac à Jacob]
Isaac donna à Jacob la bénédiction qu'il avait reçue d'Abraham et que celui-ci avait reçue de l'ange. Ce fut comme si Isaac lui transmettait tout, toute sa force et sa puissance, en retirant de ses deux mains quelque chose de son propre corps et en le déposant sur le corps de Jacob. C'était là ce qui constituait sa force et sa “bénédiction”. Lorsqu'Isaac transmit la bénédiction (le " dépôt sacré "), Jacob le reçut, puis croisa ses mains sur son cœur comme quelqu'un qui renferme quelque chose en soi.

[De Jacob à l'ange puis de l'ange à Joseph]
Lorsque l'ange frappa Jacob [Génèse 32 :26], il lui retira le dépôt sacré sans toutefois lui causer de plaie: c'était comme si le renflement s'était résorbé. Jacob ne fut plus aussi assuré par la suite et rechercha la protection de Dieu. Auparavant, il était comme quelqu'un qui se trouve fortifié par un sacrement qu'il porte en soi; par la suite, il fut plus humilié, plus soucieux, et connut le malheur. Il sentit bien que l'ange lui ôtait le dépôt sacré, c'est pourquoi il lui demanda sa bénédiction, pour en être fortifié. C'est Joseph qui, par la suite, reçut de nouveau d'un ange la “bénédiction” et le dépôt sacré.

[De Joseph à Moïse,puis Jésus]
Il fut recueilli par Moïse dans la nuit de l'Exode et déposé avec les reliques de Joseph dans l'Arche d'Alliance, comme dépôt sacré du Peuple Elu...
Joachim par la suite reçut d'un ange le dépôt mystérieux retiré de l'Arche d'Alliance. Et c'est alors que Marie fut conçue et devint elle-même, par sa naissance, l'Arche du Mystère. La lignée qui devait donner naissance à Jésus avait reçu le germe de la "bénédiction “en vue de l'Incarnation de Dieu; mais Jésus-Christ lui-même instaura le Sacrement de la Nouvelle Alliance, comme le fruit de ce germe, comme l'accomplissement de cette “bénédiction, pour unir de nouveau les hommes à Dieu, au travers de l’amour , de leur amour l’un pour l’autre".

Réflexions post projection:
La transmission de ce dépôt sacré, son partage, faculté qui nous fut rendue à tous, est un acte d’amour. Recevoir cette apothéose contient tous les codes vibratoires de divinité, de beauté d’unité de réalisation, d’expansion de la conscience, d’expansion du corps, d’amour de sagesse et de tendresse, de création d’abondance de grâce en forme de gouttes venant de la source universelle. C’est à dire qu’IL est avec nous. En déversant le liquide sacré, fluidité de l’amour inconditionnel-universel en nous, il sera diffusé à chaque personne réveillant ainsi au cœur des hommes leur flamme d’amour et leur essence divine. On me frappera d’hérésie pour ces propos, je serais anathème, on criera à l'indécence suprême, mais l’erreur ( le presque péché, l’offense faite à LUI ) n’est elle pas le refus de l’ange? sa solitude auto engluée dans le rite de purification qui s’en suit?

Séchez vos plumes, rangez votre plume, Monsieur Schumpy. Reprennez votre envol, Ange étrange ( être ange).
Mais peut-être reviendrez vous à la bonne saison, celle d’un cœur sorti des glaces de l’hiver? Pensez à ouvrir la fenêtre, certains pourraient y déceler à tort une odeur de souffre.
Allez Ejact: alea jacta est.

04/02/07 - 15:41

Comme ces choses là sont élégament dites...

04/02/07 - 20:35

Mon Cousin, Trêve d’esprit, oublions vos Écritures, passons aux choses moins sérieuses en apparence, remonter à la surface plus sensuelle. Vous découvrirez bientôt que mes chemins profanes ne nous égarerons pas tant d’un constat commun.

La plupart du temps, nous sommes des lecteurs de blog, des buveurs de mots. Mais aujourd'hui je voudrais faire un travail de dégustateur. Les buveurs sont des jouisseurs, ce que nous sommes couramment. Le dégustateur est comme un détective, chercher une vérité à partir d’indices.

Lorsque l'on goûte un texte, que l'on reconnaît sa tonalité suave, ses pointes d’amertume, sucré et frais grâce à une certaine acidité, aux élans tristes ou passionnés, long en bouche sans être râpeux, ou bref comme une saveur courte puissante et raffinée, aux accents de sous-sol gris et d'épices humains, ce n'est pas un texte qu'on lit, c'est toute une histoire que l’on goûte.
C'est avant tout la maîtrise d'éléments naturels (biologie du mot, climat de la relation, nombre de pulsions minute, …) et d'un façonnage séculaire que l'on essaie de deviner, les références, (facette du temps ce grand sculpteur), que l'on touche du doigt, ou plutôt des yeux, de l’esprit et de la bouche si on le lit à voix haute.

Je devine votre sourire, et là je m'aperçois qu'il est difficile de s'exprimer sur le sujet sans tomber dans un lyrisme grotesque, ce que je dénommerai le syndrome du post en Henry James de supermarché.
Soyez indulgent, laisser moi cette naïveté formelle! Ce soir je serai aussi lent que digressif.

Ce post donc, je le devine est le fruit d’une éjaculation cérébrale, une Schumpry du plus bel effet. Physique et spirituel, bouteille à la Mer, point d’interrogation sur la glace embuée, sacralité humanisée. Il s'agit au delà d’un texte, d’une giclée d’amour, d'un art presque violent avec son histoire, ses règles, ses procédés tout à fait pratiques, techniques, et son vocable bien défini et structuré. Celui qui nous révèlent la dualité universelle de sa pensée.
En effet, les lettres violentes recèlent toutes une part de tendresse infinie. Comme ce liquide, dont on sait qu’il se reflète sur deux côtés, deux images bien différentes.
Si le premier sent fortement la sueur acide et le musc, le second empeste l’amour. Et la vie donc.

Je traite en vrac d’un texte d’homme, de sexe quoi, pas de peinture. Et pourtant, c'est pareil, c'est à l'art, l’art d’aimer et de désaimer que nous initie Monsieur Schumpy.

Un apprentissage de toute une vie je crois auquel nous sommes confrontés.
Et ce n'est que par une pratique constante et un partage que l'on peut en cerner les subtilités. Comment faire la différence entre l'amertume et l'acidité, le sucré et le confit, si l'on n'a jamais testé, écouté, accepté la différence ?

D'ailleurs en passant, le vieil adage « les goûts et les couleurs ne se discutent pas » est une belle foutaise. Les goûts se discutent et les couleurs s'apprennent dans la vie comme en amour. Celles de base d'abord pour accéder aux nuances, par petites touches, en maîtriser les différences subtiles petit à petit, se les approprier pour élargir encore la palette. Non pas pour collectionner les mecs comme des images à la façon dont un cruciverbiste collectionne des mots, mais pour mieux les apprécier, mieux les aimer.
J'entends par là que si génétiquement il existe des différences entre les papilles et les sens de chacun, il n'existe pas de corps faits pour la suavité et le raffinement, et à contrario des êtres adaptés au rustique, au fade, au froid sec ou au fort indistinct.

C'est également en cela que l’amour en général se rapproche de l'art tout court. La preuve, au bout de trois ou quatre lignes de Monsieur Schumpy lu au nom de l’art, on commence déjà à véritablement percevoir la substantifique moelle de la quintessence de l'esthétisme fait liquide.

05/02/07 - 13:57

Je me régale de ces maux-dits...
Poésie, douceur amère ; j'ai beaucoup aimé cette valse des mots détournés, "détourés" !

07/02/07 - 12:47

jolie ritournelle , au goutte a goutte, coute que coute,jolie mise en eau des mots

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Il ne manquait que quelques oeuvres d'art pour décorer ce blog, coloré de mains de maître par mon camarade LeFaune. Je les ai trouvées ici ou ailleurs. Il ne s'agit pas d'un classement des meilleurs ni d'un archivage de mes amis, juste du génie à l'état brut, voire pour certains du génie déjà bien poli.

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HugoIndigo
Nimbus
Pascal
Mayhem
The_Moop
Alter
Comité Central.